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Rétrospective : historique et présentation de Cécilia et Ste Rose de Lima.
- Création du village de Cécilia
Le village « Cécilia » fut créé en 1961, au Larivot, dans la commune de Matoury. « Cécilia » est une appellation donnée en l’honneur de la doyenne du village car elle a toujours refusé d’en partir et qu’elle fut reconnue pour être de bons conseils.
Aujourd’hui la population du village est d’environs 200 personnes pour une superficie de 20 hectares dont la moitié seulement est habitable, l’autre moitié étant trop marécageuse.
« L’association pour la défense des intérêts arawak du Larivot » a hérité de la propriété des terres ; Rosita SABAYO en est la présidente depuis 1992.
- Création du village Sainte-Rose de Lima
Au début, tous les Arawacks de Matoury vivaient au Larivot (de 1962 à 1970) où se situe actuellement le village Cécilia.
Il était composé d’une centaine d’habitants. Ils vivaient essentiellement de la chasse, de la pêche et surtout de l'agriculture sur abattis (culture sur brûlis).
Le village était sous l'autorité du Chef Coutumier en la personne de M. Bernard BISWANA.
Dès 1970, le village n'avait plus assez d'espace pour cultiver, il fallait dans l'urgence trouver de nouvelles parcelles.
C'est ainsi que le gendre du Chef Coutumier M. Henri GRAD a créé l'association des agriculteurs, afin de bénéficier rapidement auprès des autorités compétentes de l'obtention de parcelles de terrain.
Ils ont obtenu la parcelle n° 98 et 99 en avril 1971, pour une superficie de 80 hectares, terrain qui à l'origine était destiné exclusivement à l'abattis.
A la suite d'une réunion de concertation avec l'ensemble des villageois, une partie de la population a pris la décision de commencer le déboisement dès l'été (juillet 1971), le défrichage en septembre, et enfin le plantage.
Mais les déplacements quotidiens entre Cécilia et Ste Rose constituaient un inconvénient majeur : les 16 km de route séparant les deux sites finis par dissuader certains de revenir au village d’origine.
Le chef Coutumier et sa famille et quelques sympathisants (une cinquantaine de personnes) ont commencé à construire des carbets traditionnels sur place et pensaient à s'installer durablement sur ce site.
La première année était consacrée à la chasse et la pêche en attendant leurs première récoltes (manioc, bananes, cannes à sucre, piments etc.).
Entre temps, une tentative auprès des habitants restant à Cécilia, pour un éventuel rassemblement à un déménagement au nouveau village de CD5 fut avorté, car la plus part de ces familles ont voulu rester à Cécilia.
A CD5, au nouveau village, les familles prospéraient et vendaient leurs produits au marché de Cayenne.
La suite de l'histoire très bientôt...
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